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samedi 4 juin 2022

Mettre les restes de cuisine dans une bouteille en plastique,excellent Engrais !








https://www.youtube.com/watch?v=cEgnTYuGa8c






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dimanche 30 août 2020

Comment nettoyer l'eau, le système complet

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mercredi 19 août 2020

طريقة الري قطرة قطرة في حديقة المنزل Irrigation goutte à goutte

 | Watering drop by drop at home

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jeudi 5 octobre 2017

Mazbalalala ( pas de poubelle ) au Guatemala !

Une rivière de déchets en plastique traverse le Guatemala

Les écologistes du Guatemala tirent la sonnette d’alarme. La quantité de déchets plastiques versés dans les rivières qui traversent le pays dépasse toutes les limites. Voulez-vous faire trempette ?

En savoir plus genesis guatemala.org

dimanche 23 juillet 2017

One, two, three, nettoyons l’Algérie !

Comme tous ses camarades garçons et filles, Dehbia a pris un sacré coup de soleil. Deux jours à se tenir debout au milieu de la chaussée, entre deux files ininterrompues de voitures et de camions, à tenir dans ses bras la caisse des dons de son association.

Pratiquement chaque automobiliste qui passe, et ils sont nombreux à emprunter cette route qui serpente au milieu de la célèbre forêt de Yakouren, ralentit ou s’arrête carrément pour glisser son obole. «Qu’est-ce que vous êtes en train de faire, vous et vos amis, mademoiselle ? C’est une quête pour un malade ?» «Non, c’est une opération de volontariat pour nettoyer la forêt de Yakouren». «Ah, c’est bien. Que Dieu vous vienne en aide». Les pièces de 10, 50, 100 ou 200 DA tombent dans la caisse de carton avec un joli tintement métallique.

Nous sommes le samedi 15 juillet, à Yakouren, et Dehbia Fekrache, 19 ans, est étudiante en tamazight à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Elle est également membre de l’association Axxam n Dda-Ali (La maison de Dda Ali) qui a initié une action de volontariat pour le nettoyage pendant deux jours de la forêt de Yakouren. Une centaine de bénévoles pour une tâche qui s’avère titanesque. Autant dire que c’est le nettoyage des écuries d’Augias, des fameux 12 travaux d’Héraclès. Cela fait deux jours qu’ils sont courbés à ramasser les ordures, se frottant aux ronces et aux épineux comme des sangliers à la recherche de leur pitance.

Gantés de gris et chaussés de bottes en caoutchouc, ils ramassent courageusement une panoplie de déchets qui vont de la couche usagée jusqu’à la bouteille de jus périmée et gonflée qui risque de leur exploser à la figure. Au bout de deux jours d’un véritable travail de forçat, les voilà posant, tout sourire dehors, au bord de la route. Comme des chasseurs qui achèvent une battue victorieuse, ils posent triomphalement devant leur butin : des cadavres de bouteilles et de canettes de bière par centaines de milliers, des pneus usagés et de gros sachets poubelles débordant de détritus hétéroclites.

Eux, ce sont les jeunes membres de l’association Axxam n Dda-Ali de Tizi Rached et les bénévoles qui ont répondu à leur appel, publié sur Facebook, pour un volontariat de deux jours de nettoyage de la célèbre forêt de Yakouren. Une action initiée avec l’infatigable militant écologiste Amar Adjili, qui s’est fait connaître par des actions solitaires de nettoyage des plages. Des journalistes militants, à l’image de Meziane Abane, Idir Tazerout et Arezki Ibersiene, ainsi que de simples citoyens soucieux de propreté ou épris d’écologie se sont joints à eux.

Une véritable catastrophe écologique

Selon Youcef Adjoud, vice-président de l’association Axxam n Dda Ali, l’idée a germé après un petit nettoyage à Yakouren, environ une semaine avant le Ramadhan. «Nous avons pris conscience de l’ampleur de la pollution de cette belle forêt. En fait, nous sommes en présence d’une véritable catastrophe écologique. Et c’est ainsi que nous avons décidé d’une grande action en collaboration avec Amar Adjili.» Tout le monde concède volontiers qu’il faut des actions de nettoyage régulières pour venir à bout de ces montagnes d’ordures. «C’est vrai qu’on ramasse ces ordures, mais derrière ça continue de polluer.

suite de l'article Djamel Alilat el watan

dimanche 2 juillet 2017

Les éboueurs de la mer au chevet des plages Algériennes

sources le journal du cameroon

En équipement de plongée ou en tenue de plage, mains protégées par des gants, hommes, femmes et enfants se sont mués samedi en « éboueurs de la mer » sur une plage de l’est d’Alger jonchée de déchets.

Sur la plage de Tamentfoust, qui borde une petite cité balnéaire à une trentaine de km du centre de la capitale algérienne, des centaines de bénévoles, venus seuls ou en famille, ont ratissé la zone, remplissant leurs sacs de bouteilles, canettes, sachets plastiques et autres détritus échoués sur le sable.

Selon une étude réalisée en 2015 par des chercheurs de l’Université de Cadiz (Espagne), la mer Méditerranée contient entre 1.000 et 3.000 tonnes de déchets plastiques, soit un déchet tous les 4 km².

L’opération de samedi, qui s’étend à 14 wilayas (préfectures) côtières d’Alger, a aussi vu une trentaine de plongeurs se jeter à l’eau pour nettoyer les fonds marins, vêtus de combinaisons et bouteilles d’oxygène sur le dos.

Râteau et sac rempli de déchets à la main, Assia Laoubi, éducatrice âgée d’une quarantaine d’années, dit venir régulièrement depuis six ans pour « nettoyer la plage, une action profitable à tous ».

Venue elle pour la première fois, une magistrate d’Alger a abandonné l’hermine et la solennité du tribunal pour se joindre, en short aux couleurs chatoyantes et baskets, aux autres bénévoles.

Cette femme qui a souhaité conserver l’anonymat a tenu à accompagner ses nièces pour les sensibiliser à la protection de l’environnement, explique-t-elle.

La côte algérienne, longue de plus de 1.600 km, draine chaque année des millions d’estivants. Mais de nombreuses plages sont interdites à la baignade à cause de la pollution, notamment liée aux égouts qui se déversent directement dans la mer ou aux rejets de produits chimiques de certains sites industriels.

La baie d’Alger n’échappe pas à ce fléau. Si bien que les autorités algériennes ont lancé en 2014 un projet de 400 millions d’euros pour permettre notamment la dépollution du fleuve Oued El Harrach, dont les eaux usées souillent la zone. Il devrait être achevé en 2029.

– Pneus, cuvettes et frigo –

« J’habite à côté d’une plage mais je dois faire des dizaines de kilomètres pour emmener mes enfants nager », se plaint un bénévole, riverain de la plage du Kadous (est d’Alger).

« Si les entreprises industrielles éliminaient leurs déchets selon les normes, une grande partie de la pollution du littoral serait réglée », estime Aomar Khaber, directeur général du Commissariat national du littoral (CNL). « L’environnement n’est pas seulement l’affaire de l’État, c’est l’affaire de tous. »

L’aventure de ces « éboueurs de la mer » a débuté en 1993, en pleine guerre civile algérienne, à l’initiative de huit jeunes plongeurs écologistes de Tamentfoust, appelée La Pérouse du temps de la colonisation française, un nom encore utilisé par les Algérois.

« Tout a commencé par une vache découverte échouée sur la plage » pour une raison mystérieuse, se souvient Younes Aouda, un des huit plongeurs ayant lancé l’opération via l’association Récifs (RECherches, Informations, Formations Subaquatiques), à la fois école de plongée, centre de recherche et organisation de défense de l’environnement.

Au fil des années se sont joints à Récifs la radio publique algérienne et des dizaines d’autres associations. Depuis 2010, l’opération est nationale et des tonnes de déchets, parfois insolites, sont extraits du sable ou de la mer.

Mehdi, célèbre animateur de la radio publique Chaîne-3, anime depuis 12 ans une émission spéciale en direct à l’occasion de ce « rendez-vous annuel avec les détritus », comme il le qualifie.

Il se rappelle de quelques découvertes étonnantes: « Pneus, cuvettes de W.C, une baignoire, un frigo, une robe avec son tutu, … »

Durant l’émission, « l’accent est mis sur la sensibilisation » des estivants, déjà nombreux sur les plages en ce début d’été, « en espérant qu’ils ne laissent pas leurs détritus derrière eux en fin de journée », explique l’animateur.

mardi 25 avril 2017

Un ver mangeur de plastique pour dépolluer les océans ?

Une bactérie mangeuse de plastique, la solution pour dépolluer les océans ?

Des chercheurs japonais ont découvert une bactérie vorace capable de dégrader des polyesters. Mais les applications potentielles restent encore incertaines.

c'est un fléau qui pollue les sols, les rivières, les océans. Et contre lequel la nature a commencé à se battre via l'évolution d'une bactérie mangeuse de plastique - la première jamais découverte par la science.

Une équipe de chercheurs japonais décrit dans la revue "Science" une espèce de bactérie pouvant briser les liaisons moléculaires d'un des plastiques les plus utilisés dans le monde - le polyéthylène téréphtalate, également connu sous le nom de PET ou polyester, rapporte le "Guardian".

L'équipe de recherche japonaise a passé au crible des centaines d'échantillons de pollution au PET avant de trouver une colonie d'organismes qui utilisent la matière plastique en tant que source d'énergie et de carbone.

Une évolution biologique face à la pollution humaine

Des tests plus poussés ont permis de montrer que ces bactéries ont presque complètement dégradé du plastique de basse qualité en six semaines. Une espèce particulièrement vorace.

"C'est la première étude rigoureuse - elle semble avoir été faite très soigneusement - que j'ai vue qui montre du plastique hydrolysé [décomposé] par des bactéries", témoigne le Dr Tracy Mincer, chercheur au Woods Hole Oceanographic Institution, interrogé par le "Guardian".

Les molécules qui forment le PET sont liées très fortement, et jusqu'à présent, aucun organisme n'était connu comme étant en mesure de le décomposer.

Un examen génétique a permis de révéler que ces bactéries, baptisées Ideonella sakaiensis 201-F6, ont peut-être évolué pour produire des enzymes spécifiquement capables de décomposer le PET, en réponse à l'accumulation de la matière plastique dans l'environnement au cours des 70 dernières années.

Cette évolution rapide a été possible parce que les microbes disposent d'une extraordinaire capacité d'adaptation à leur environnement.

"Je pense que nous voyons combien la nature peut nous surprendre et au final, la capacité de résilience de la nature elle-même", s'enthousiasme Tracy Mincer.

Les bactéries ont cependant mis plus de temps à ronger le PET hautement cristallisé utilisé dans les bouteilles en plastique. Ce qui signifie que les enzymes auraient besoin d'ajustement avant de servir au recyclage industriel ou la dépollution.

Pulvériser la bactérie sur le plastique océanique ?

Les applications potentielles de cette découverte restent encore floues. L'idée qui vient tout de suite à l'esprit des scientifiques est de l'utiliser comme un agent biologique dans la nature. La bactérie pourrait être ainsi pulvérisée sur les tas de détritus qui flottent à la surface des océans, formant de véritables continents. Cette méthode est notamment employée pour lutter contre les déversements d'hydrocarbures.

Mais le PET est trop dense pour flotter sur l'eau. Ideonella sakaiensis 201-F6 n'est donc pas la meilleure candidate. Les chercheurs espèrent cependant trouver d'autres bactéries ayant évolué pour consommer d'autres types de plastiques, car cette découverte suggère que d'autres agents biologiques ont peut-être déjà évolué génétiquement pour faire ce travail et doivent simplement être trouvés à leur tour.

"Je ne serais pas surpris si des échantillons de matières plastiques océaniques contenaient des microbes qui croissent joyeusement sur cette matière et pourraient être isolés de la même manière", espère Enzo Palombo, professeur de microbiologie à l'université de Swinburne.

Mais Tracy Mincer met en garde contre le relâchement d'additifs toxiques lors de l'hydrolyse de la matière plastique présente dans les océans.

Les bactéries pourraient également être utilisées dans les processus de recyclage industriel.

Un tiers de tous les plastiques utilisés par l'homme se retrouvent dans l'environnement et 8 millions de tonnes finissent dans l'océan chaque année, créant de vastes accumulations de détritus qui étouffent la vie.

Le PET représente près d'un sixième de la production de plastique annuel mondiale - soit 311 millions de tonnes. Même si le PET est l'un des plastiques les plus communément recyclés, le Forum économique mondial rapporte que seule un peu plus de la moitié est recueillie pour le recyclage.

Laura Thouny nouvel obs

dimanche 31 juillet 2016

Tamanrasset, ses sachets et ses bouteilles plastiques

La Maison de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Tamanrasset a abrité, jeudi, une journée d’étude sur le développement de l’artisanat par l’exploitation des ressources locales.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la ministre déléguée auprès du ministère de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, chargée de l’artisanat, Aïcha Tagabou, qui a, dans son allocution, insisté sur l’importance d’investir dans les ressources humaines et l’utilisation optimale des richesses naturelles locales afin de réaliser un bond qualitatif de l’économie de ce pays en panne d’alternatives hors hydocarbures. La CAM de Tamanrasset a été ainsi exemplaire dans cette démarche, en proposant un projet modèle devant être généralisé à toutes les wilayas du pays.

Le projet en question consiste en l’exploitation d’un million de bouteilles en plastique usagées pour la réalisation d’un village de l’artisanat. Cet espace, dédié exclusivement à l’innovation et à l’échange de connaissances entre artisans, sera ainsi composé d’un camping d’une capacité de 150 lits, d’une administration et des ateliers de travail artisanal, selon le directeur de la CAM de Tamanrasset, Mourad Saïdani.

Toujours dans le cadre de sa visite, M. Tagabou a procédé à l’inauguration du nouveau siège de l’Ecole pilote de la gemmologie, ainsi qu’à l’attribution du titre de concession du terrain destiné à la réalisation d’une unité de tannerie à une coopérative de femme artisanes du village In Zaouen, à 5 km de la ville de Tamanrasset. Le projet, qui s’étend sur 200 m2, vise à rassembler les artisans de la filière cuir dans le but de renforcer la corporation.

La sauvegarde de ce métier reste l’une des principales préoccupations de la CAM, compte tenu de son impact sur le développement local, souligne M. Saïdani, en rappelant qu’en 2013, pas moins de 83 artisans dans l’amélioration de la qualité du cuir ont été formés par la CAM. Les premiers résultats sont palpables : le cuir ne dégage plus d’odeur. Mieux, 10 artisanes, constituées en association, ont bénéficié chacune de 250 000 DA d’aide dans le cadre du dispositif de l’Angem.

Il faut savoir que les abattoirs de la commune de Tamanrasset produisent jusqu’à 1800 peaux de chameau et 12 000 peaux de caprin par mois. Ces téguments sont exportés illicitement vers le Niger pour traitement puis réexportés vers l’Algérie à des prix exorbitants.

La réalisation d’une tannerie local eme tpermettra ainsi d’exploiter cette matière première et créer à coup sûr plusieurs opportunités d’embauche. Revenant au menu de la visite, deux conventions ont été signées entre la Chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya et l’Agence locale de soutien à l’emploi des jeunes et le Centre universitaire d’El Hadj Moussa Ag Akhamok de Tamanrasset.

La première convention porte sur l’accompagnement de 12 artisans à travers des contrats d’insertion-formation dans le domaine de la poterie et la seconde consiste en l’ouverture d’un laboratoire de préservation du patrimoine culturel au centre universitaire. La ministre a aussi inspecté le centre de l’artisanat à la cité de la concorde, où elle a donné le coup d’envoi d’une session de formation dans la poterie au profit de 12 artisans, qui bénéficieront d’une bourse mensuelle de 6000 DA pendant une année de formation.

Ravah Ighil El Watan

samedi 4 juin 2016

Un climatiseur gratuit, écolo et sans électricité !

Composé de matériaux de récupération, ce rafraîchisseur d'air peut être reproduit par n'importe qui pour trois fois rien. Et ça marche !

En matière d’économie d’énergie, les systèmes les plus rudimentaire sont parfois les plus surprenants. L’exemple qui va suivre en est la parfaite illustration : des ingénieurs du Bangladesh ont mis au point un climatiseur 100 % écolo… qui n’a besoin d’aucune électricité pour fonctionner ! Gros plan sur une invention exemplaire et pleine de bon sens.

L’Eco cooler (c’est le nom de ce drôle d’engin) a été créé par Grameen Intel Social Business, une entreprise qui oeuvre pour trouver des solutions technologiques accessibles à toute la population.

Pourquoi avoir travaillé sur une clim’ low cost ? Parce que le Bangladesh est très régulièrement soumis à de grandes chaleurs (jusqu’à 45°) et que la population en souffre énormément : la plupart des maisons sont en tôle et la température y atteint des sommets.

Le cahier des charges était donc simple, mais très ambitieux ! Il fallait mettre au point un rafraîchisseur d’air à la fois écologique, efficace… et bon marché ! Quelques mois plus tard, le défi est remporté haut la main : l’Eco cooler remplit toutes ces conditions…

A partir d’une simple planche et de quelques bouteilles en plastique, on peut désormais faire chuter la température de 5° en quelques minutes seulement !

Le principe est très simple. Pour le comprendre, faites ce test : si vous soufflez sur votre main avec votre bouche grande ouverte, vous sentirez un air chaud. En revanche, si vous vous pliez au même exercice avec la bouche ouverte à son minimum, vous sentirez un air froid. Pour baisser la température de l’air, l’Eco coller utilise tout simplement ce système de différence de pression !

Les bouteilles en plastique sont coupée sen deux puis fixées sur une planche. Cette planche est ensuite accrochée telle une fenêtre, côté goulots à l’intérieur de la maison. Ainsi, l’habitation est ventilée par un air naturellement refroidi !

C’est génial, mais ce n’est pas tout : Grameen Intel Social Business n’a aucune intention de se faire le moindre sou avec son climatiseur. L’entreprise a même mis les plans de son Eco cooler en ligne : ils sont libres de droit ! Ainsi, n’importe qui peut le reproduire chez soi.

Une manière intelligente de gagner en confort sans aggraver le réchauffement climatique, ni compromettre sa santé (contrairement aux clim traditionnelles). Et, en plus, ça encourage le recyclage des bouteilles en plastique !

Une très belle idée qui valait bien un grand coup de chapeau ! Et si on s’en inspirait ?

Axel Leclercq

Source

vendredi 27 mars 2015

c'est pas con de Jardiner sur son balcon

Pour combler un besoin de jardin (et de jardinage), un simple bord de fenêtre suffit. Une nouvelle génération de paysagistes urbains s'est penchée sur la question.

La fréquentation des jardineries, en périphérie des grandes villes, en témoigne. Dès les premiers rayons de soleil, les citadins pensent jardin, rêvent en vert… Du haut de leur balcon pour la plupart. Et passent à la pratique avec plus ou moins de succès. À tel point que cela a fait émerger une nouvelle race de jardiniers: les paysagistes urbains dont l'objectif est de réinventer la nature en miniature. Leur champ d'action? Les toutes petites surfaces, à commencer par les balcons et rebords de fenêtre.

Pierre-Dominique Martin est de ceux-là. Il a fondé sa start-up Urban Green il y a moins d'un an en constatant l'engouement des mairies pour végétaliser la ville (murs, toits…), convaincu que les habitants ne demandaient qu'à s'y mettre aussi à condition qu'on les aide. «En étudiant le marché, je me suis aperçu que 80 % des balcons n'étaient pas exploités», constate-t-il. Un état des lieux qui ne devrait pas perdurer…

Jouer la carte du naturel

L'idée? Jouer le plus possible la carte du naturel. «Les citadins manquent cruellement de chlorophylle, insiste David Jeannerot Rénet qui, après vingt ans passés dans la mode, a ouvert au pied de Montmartre son «concept store» Les Mauvaises Graines, il y a quatre ans. À une époque où tout va très vite, ils ont besoin de renouer avec la notion du temps, la convivialité. Le jardin les leur offre, et pour cela un bord de fenêtre suffit. On peut presque tout se permettre.»

Notamment un potager. «Contrairement à ce qu'on imagine, la pollution de la ville est moins nocive que les pesticides utilisés par beaucoup de producteurs. On a le plaisir de récolter, de savoir d'où vient ce qu'on mange.» Dans le «top ten» des variétés les plus vendues: herbes aromatiques, fraises, framboises, groseilles, tomates. Mais on peut faire plus original en misant sur des légumes tels qu'aubergines, poivrons… «ou encore des artichauts à la floraison et au feuillage très spectaculaires», estime ce spécialiste qui propose des potagers prêts à emporter qui connaissent un franc succès. Tout comme sa manière de concevoir une campagne urbaine. Un art qu'il fait partager dans son ouvrage Les Mauvaises Graines. Jardiniers rock, paru chez Hachette. En avril, il inaugurera une deuxième boutique, boulevard Saint-Germain, à Paris, avant New York l'année prochaine.

Succès des graminées

Si, pendant vingt ans, les citadins partaient prendre l'air à la campagne, aujourd'hui, la campagne vient à eux. D'où le succès des graminées qui évoquent les herbes des bords de chemins ou des coquelicots dont on trouve des variétés adaptées aux jardinières. «Mais aussi des coucous, des primevères dans leur plus simple expression, des astilbes, des cheveux d'ange, propose David Jeannerot Rénet. Il ne faut pas avoir peur de mélanger des espèces qui a priori ne vont pas ensemble. Ce décalage permet de redécouvrir les plantes sous un nouvel angle.»

Et de privilégier le mariage d'espèces persistantes -pour avoir du vert toute l'année- et caduques pour mieux profiter de la saisonnalité. Sans perdre de vue qu'un jardin sur un balcon s'inscrit dans le prolongement de l'appartement. Pour être harmonieuse, sa composition doit tenir compte du décor intérieur, de ses couleurs.

Le Vert à Soi

Finalement, plus que la technique, c'est l'œil qui compte. Ex-photographe de studio, Marion Bartel en a fait son meilleur allié. Sa façon de juxtaposer des plantes et des fleurs aux feuillages délicats a plu à la Villa Visconti, en Italie, mais aussi à des restaurateurs français, des boutiques (Agnès b, Diptyque, Merci...) et à des particuliers qui lui confient régulièrement leurs façades. «J'ai commencé par m'occuper de mes propres fenêtres, puis de celles de mes amis avant de créer mon entreprise, Le Vert à Soi.»

D'emblée, elle se spécialise dans la fenêtre «parce que tout le monde en a et que c'est un vrai espace dans la maison». Et comme elle ne trouve rien qui lui convienne pour réinventer ces îlots de nature, elle conçoit son propre outil de travail: une jardinière en métal forgé dans laquelle elle accumule de simples pots horticoles -en terre parce qu'ils sont poreux, laissent passer l'air et permettent un meilleur développement des radicelles- et qui a depuis fait des émules. Une manière élégante de prolonger le rebord de la fenêtre et d'avoir plus de place pour créer ses paysages végétaux. «Ce que j'y mets n'est jamais sophistiqué. Des graminées, des roses anciennes, des grimpantes, fougères, euphorbes, hellébores… Des plantes peu fragiles qui demandent le minimum d'entretien parce qu'il faut que cela reste simple à vivre.» Elle les choisit chez Bruno, le pépiniériste avec lequel elle travaille depuis le début: «Une plante qui a vécu trois-quatre ans, à la rude, dans une pépinière résiste mieux que celle qui a poussé en serre pendant six mois sans être confrontée à de vraies conditions climatiques.»

Chocs thermiques

Pierre-Dominique Martin le confirme, tout ce que l'on met sur un balcon a tendance à mourir facilement, en ville plus rapidement qu'ailleurs à cause des chocs thermiques plus importants. D'où l'intérêt de miser sur du costaud. Ce paysagiste urbain préconise les plantes méditerranéennes parce qu'elles acceptent les excès du climat, sont capables de résister aux mois sans pluie, au mistral, au froid. «Il s'agit souvent d'espèces à feuilles persistantes, plus coriaces.»

Parmi ses préférées: l'olivier, le laurier-tin (Viburnum thymus), les agapanthes, le laurier-rose et, dans un autre registre, l'oranger du Mexique, les érables japonais et le bambou, dense et haut et qui a l'avantage de protéger du vis-à-vis comme toutes les espèces un peu hautes. Sans oublier le jasmin étoilé, à la fois persistant et résistant. «Il fleurit de la mi-mai à la mi-juillet, les deux mois où l'on vit les fenêtres ouvertes. Son odeur entre dans la maison.» David Jeannerot Rénet, lui, avoue un faible pour Clematis armandii, une clématite aux belles fleurs blanches ou rosées qui diffuse son parfum ensorcelant en mars et en avril, grimpe sur les treillages ou les murs et surtout se plaît en pot.

via le figaro