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lundi 7 mai 2018

La Ministre de l'environnement d'Algérie balaie une ruelle de la CASBAH

La Ministre de l'environnement d'Algérie balaie une ruelle de la CASBAH

Notes perso : tu parles d'une initiative ! lol, ça reste toujours le même topo en Algérie : un(e) qui travaille et 50 qui glandouillent !! ptdr !

Moralité : peu importe le degré de sincérité de cette brave Ministre, le résultat sera nul de toute façon, et les causes, c'est d'abord la gestion catastrophique de l'environnement du pays par son gouvernement, son action A ELLE n'est que futilités et obscène propagande.

ما لا تشاهده الا في الجزائر : وزيرة البيئة زرواطي تحمل المكنسة و تنظف بنفسها أزقة القصبة

samedi 25 novembre 2017

Les dangers cachés de cinq aliments quotidiennement consommés

Si les dangers prouvés et non prouvés du café font sans cesse jaser, des aliments beaucoup plus répandus, que tout le monde a dans son réfrigérateur, sont également dignes d'une petite discussion. Sputnik a fait une courte liste des risques de produits de base, tels que le lait ou le pain.

La cause du danger du sel révélée

La prochaine fois que vous prendrez votre déjeuner, les produits habituels ne vous sembleront plus si inoffensifs que ça. Découvrez une liste de cinq aliments qui sont probablement présents sur presque toutes les tables et leurs risques cachés.

1. Le lait

Les fans de lait, qui ont l'habitude de le consommer en grandes quantités, ne peuvent pas se vanter d'os extrêmement sains, comme le promettent les publicités. Ils ont en revanche plus de fractures et surtout fractures de la hanche, met en garde le Centre d'études alimentaires de Colin Campbell.

De surcroît, la consommation de plus de trois verres de lait par jour pourrait à peu près doubler le taux de mortalité en l'espace de 20 ans, ont découvert les auteurs d'une étude suédoise réalisée auprès de femmes. Un autre danger est le risque élevé de cancer de l'ovaire.

En même temps, les quantités élevées de lait dans les régimes pourraient augmenter le risque de cancer de la prostate, indique une autre étude du centre.

2. La viande

La viande rouge consommée régulièrement pourrait influencer l'espérance de vie, et ce pas dans le bon sens du terme, signale le portail des Instituts nationaux de la santé auprès du département américain de la Santé. En cela, de précédentes recherches avaient pointé un danger élevé de diabète, de maladies cardiovasculaires et de divers types de cancer.

3. Le pain

Le pain aux céréales complètes, assez populaire parmi les consommateurs et figurant souvent dans les conseils des diététiciens, risque d'augmenter le taux de sucre sanguin plus fortement qu'une barre de Snickers, est-il expliqué dans une étude publiée sur le site de l'Université Harvard.

Comme les pains dits «aux céréales complètes» ne le sont souvent pas et la farine est de la poudre, l'organisme l'absorbe vite. Ainsi, le glucose entre librement dans le sang et cela augmente le taux d'insuline. Ensuite, l'important niveau de glucose dans le sang est nuisible et peut entraîner des complications de diabètes telles que la cécité.

Pour comble, il a été découvert que le blé était capable d'augmenter le taux de cholestérol LDL, ou «mauvais» cholestérol.

4. La tomate

Les tomates se révèlent avoir des effets secondaires. L'un des côtés obscurs de ce fruit concerne son composant lycopène, qui est paradoxalement en même temps un avantage du fruit. Dans la plupart des cas, le lycopène est inoffensif, mais il peut parfois causer le cancer de la prostate, augmenter le risque de saignement et doit être alors évité par les personnes souffrant de troubles hémorragiques.

5. Le thé

Quelles que soient vos préférences en matière de thé, le danger de la boisson a une facette inattendue. Une équipe de chercheurs de l'University College de Londres et de l'Association britannique pour la science ont découvert qu'il fallait absolument laisser le thé infuser et ce pas pour des raisons de goût. En réalité, le thé trop chaud peut être nuisible pour la santé. La vapeur au-dessus du thé est capable de provoquer des saignements du nez:

«Cela peut causer un affaiblissement ou une rupture des vaisseaux sanguins suscitant des saignements du nez», a indiqué le chirurgien Henry Sharpe qui conseille aux personnes sujettes à des saignements du nez de laisser refroidir un peu leur thé.

source de l'article spoutnik news

jeudi 2 avril 2015

Sur l'île de Svalbard, conservation de toutes les semences mondiales

Le projet de centraliser sur l'île de Svalbard la conservation de toutes les semences mondiales prend forme sans faire l'unanimité.

Du blé, du riz, du mil, de l'aubergine, du sorgho… Tout ce que l'on peut imaginer ou presque comme semences de cultures vivrières, se trouve aujourd'hui dans des banques de gènes, méthodiquement rangé. Dans les temps anciens, seules les fermes protégeaient précieusement les graines de la récolte, destinées éventuellement à être échangées avec celles des voisins et surtout, replantées l'année suivante. «La nécessité de conserver les ressources génétiques a pris toute son importance dans les années 1960 concomitamment à la révolution verte », raconte Jean-Louis Pham, responsable du projet Arcad (1) de conservation des semences méditerranéennes à Montpellier. Depuis, des organismes nationaux ou internationaux ont vu le jour, collectant ces graines dans le monde entier.

Aujourd'hui, au sommet de la pyramide, se trouve la réserve mondiale du Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitzberg. Une chambre forte créée en 2008 par la Norvège, long tunnel de plus de 120 mètres qui s'enfonce dans la montagne, où les trésors de la biodiversité alimentaire mondiale sont conservés grâce au froid qui ne quitte jamais ces terres, à un petit millier de kilomètres du pôle Nord. Plus de 860.000 échantillons sont désormais entreposés dans la réserve mondiale de Svalbard, et tout récemment, un convoi a été débarqué avec des graines provenant aussi bien des montagnes Rocheuses américaines que du Bénin. Une nouvelle livraison avec notamment 27 espèces de tournesol, 14 de tomates sauvages ainsi que des carottes sauvages ou encore des citrouilles provenant de tribus indiennes. «La conservation des semences diffère de celle des denrées consommables par la nécessité primordiale de conserver intacte la faculté germinative des grains », rappelle la FAO. En 2001 un traité international sur les ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture a été adopté sous l'égide de l'ONU, signé à ce jour par plus de 130 pays. Dans la foulée est né le GCDT (Global Crop Diversity Trust) pour financer la conservation de cette ressource. À sa tête la Norvégienne Marie Haga, qui se bat pour lever les 850 millions de dollars nécessaires à ce projet, à raison de 34 millions par an, tout en veillant sur son bébé: la réserve du Svalbard.

«L'agriculture aujourd'hui utilise très peu de variétés, les États-Unis ont ainsi perdu 90 % de leurs ressources tout comme la Chine a abandonné 90 % de ce qu'elle cultivait dans les années 1950»

Pour Marie Haga, la pertinence du combat ne se discute pas. «L'agriculture aujourd'hui utilise très peu de variétés assure-t-elle, les États-Unis ont ainsi perdu 90 % de leurs ressources tout comme la Chine, qui a abandonné aujourd'hui 90 % de ce qu'elle cultivait dans les années 1950», cite celle qui fut plusieurs fois ministre dans son pays. S'il existe de par le monde plus de 1700 banques génétiques, la qualité de conservation - faute de moyens la plupart du temps - est inégale. Avec le GDCT, «nous nous occupons de 11 grands centres internationaux qui abritent l'essentiel des semences les plus importantes», poursuit Marie Haga. Mais pour cette femme énergique la partie n'est pas encore gagnée: «L'ensemble des banques à travers le monde conserve quelque 7 millions d'échantillons et on considère qu'environ 2,3 millions sont uniques, dont 800.000 environ se trouvent répartis dans les onze centres.» Autant de graines qu'elle espère un jour voir entreposées au Svalbard. «Nous avons la place pour environ 4 millions d'échantillons» raconte-t-elle.

Marie Haga aime raconter l'histoire du centre qui dispose de l'un des plus importants patrimoines alimentaires: les semences de blé. «Est-il en danger?» s'interroge-t-elle, sachant que cette banque se trouve au cœur de la ville d'Alep en Syrie, en pleine guerre civile. Aujourd'hui, 70 % des graines de blé ont du coup été transférées dans le coffre-fort du Grand Nord. Elle aime aussi rappeler comment la conservation minutieuse des quelque 200.000 variétés de riz «permettra un jour peut-être de trouver celui qui dispose du meilleur gène pour résister au changement climatique. C'est aux Philippines que l'on a découvert le riz capable de faire face à une hausse de la salinité de l'eau».

«Le Svalbard, c'est la conservation en banque de gènes poussée à son paroxysme. » Jean-Louis Pham, responsable du projet Arcad

«Toutes les graines qui se trouvent au Svalbard appartiennent aux pays qui les y ont déposées et nous leur signalons quand ils doivent les récupérer pour les faire germer» et ainsi assurer la continuité, précise-t-elle. «La banque du Svalbard permet de faire face à de nombreux enjeux allant du changement climatique à la lutte contre les nouvelles maladies ou parasites ou encore la pression sur les terres agricoles…».

Cette banque toutefois n'est pas à l'abri de critiques. «Ce centre est un plus, c'est un étendard pour les ressources génétiques, mais, dans un monde où les financements sont de plus en plus difficiles à trouver, ce qui va là ne va pas ailleurs», souligne Jean-Louis Pham. Il évoque notamment les petites banques situées dans des pays en développement qui ont peu de moyens alors qu'elles sont essentielles pour la conservation des semences locales. «Ces pays ont besoin d'avoir leur propre ressource, poursuit le scientifique. Le Svalbard, c'est la conservation en banque de gènes poussée à son paroxysme.» Sans compter que les plantes cultivées résultent d'une évolution permanente multimillénaire et ce que l'on enferme dans une banque de gènes ne s'adapte plus à son environnement. «Il n'y a pas d'exclusive», répond Marie Haga, «je suis également favorable à la conservation dans les champs. Les biologistes n'ont pas toutes les réponses, mais nous non plus.»

(1) Arcad (Agropolis Resource Center for Crop Conservation, Adaptation and Diversity) projet dédié à l'évaluation et à une meilleure utilisation de la biodiversité des plantes cultivées dans les régions tropicales et méditerranéennes.

Marielle Court figaro Publié le 02/04/2015