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mardi 17 mars 2020

mardi 15 mai 2018

Valorisation des déchets : Ce que préconisent les experts sud-coréens

Les experts sud-coréens ont remis lundi à Alger le rapport final de leur étude sur le centre d’enfouissement technique (CET) de Hamici situé dans la commune de Mahelma à l’ouest d’Alger.

L’objectif principal du projet d’étude est d’arriver à zéro déchet, a souligné la ministre de l’environnement et des énergies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, lors d’une conférence algéro-sud coréenne sur ce projet en présence du vice-ministre de l’environnement coréen, Ahn ByungOk. La ministre a signalé qu’une commission technique se chargera d’étudier les éventuels partenariats pour la réalisation de ce projet. Cette étude, qui a duré un an, s’inscrit dans le cadre d’un mémorandum d’entente et de coopération dans le domaine de l’environnement et du développement durable entre l’Algérie et la Corée du Sud signé en 2014. Un accord qui a conduit aussi à l’élaboration d’un master plan de gestion de déchets des wilayas de Blida et de Bordj Bou Arreridj en 2015.

Pour le vice-ministre de l’environnement sud-coréen cette étude jouera un rôle important dans les orientations futures de l’Algérie dans le domaine de l’environnement. En effet, les experts ont soumis des propositions pour la valorisation, la gestion et l’exploitation économique des déchets en Algérie. Aussi ont-ils préconisé l’introduction du système d’incinération pour réduire l’enfouissement des déchets, qui nécessite de nouvelles cases, difficile à trouver. Le chef du projet a signalé, qu’actuellement, 99% des déchets sont enfouis en Algérie. «Mis à part le plastique, les autres déchets sont valorisé à seulement 0.31% », a-t-il noté. L’expert a donné l’exemple du CET de Corso bientôt saturé, en signalant la nécessité de mettre en place un autre réceptacle ou bien élargir celui de Hamici d’une surface de 95 hectares.

En attendant, il a appelé à changer le mode de traitement des déchets dans notre pays. La filière d’incinération permettra, explique-t-il, l’exploitation de l’énergie, à savoir l’électricité. «La chaleur générée lors de l'incinération des déchets est récupérable et pourrait se transformer en électricité. Cette dernière pourrait être mise en vente comme n’importe quelle autre énergie», souligne-t-il, signalant que le but de ce projet est d'élaborer un plan d’installation qui deviendra un modèle de centre du traitement des déchets en Algérie. Pour cela, poursuit-il, une étude a été faite autour des installations du centre d’enfouissement technique de Hamici ainsi qu’une identification des problèmes. Des prévisions démographiques et sur les volumes de déchets ont été réalisées dans le cadre de ce projet ainsi que l’évaluation des capacités optimales du CET.

Le projet consiste, en fait, à analyser les données de base et les installations du Cet, à élaborer les mesures d’amélioration à partir de l’analyse des problèmes et à fixer les prévisions exactes de la demande. Ce projet, par ailleurs, qui traitera les déchets d’une quarantaine de 40 communes d'Alger d’un volume de 1800 tonnes par jour, nécessite un financement public- privé. «La stratégie nationale de l’environnement à l’horizon 2030 exige la mobilisation de partenariat public-privé. Il sera question d’importants investissements où le secteur privé doit aussi s’engager», a indiqué la ministre. La date de mise en service de ce projet, selon elle, n’est pas encore fixée, de même que le partenaire qui sera chargé de la réalisation. Elle a évoqué, en outre, dans un point de presse, le projet d’un centre de valorisation des déchets d’envergure au profit de la capitale et des trois wilayas environnantes, Boumerdés, Blida et Tipasa, qui doit d’abord passer par une panoplie d’études.

source sudhorizons.dz

الجزائر - كوريا الجنوبية | إنجاز أكبر مركز مدمج لمعالجة النفايات المنزلية في إفريقيا ببلدية خميستي

samedi 24 mars 2018

Après avoir bu l' Eau de Mer, Maintenant le Sahara et son Air !

 Dommage que le Milliard de Musulmans n'y ont pas pensé....LOL !

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Transformer l’air des déserts en eau potable devient possible grâce à ce gadget
<p>Avoir une réserve d’eau à portée de main en plein désert pourrait être prochainement possible grâce aux chercheurs du Massachusetts Institute of Technology. Ainsi, le premier prototype d’un appareil capable d’extraire de l’eau potable de l’air sec des déserts a été présenté.<p>
Des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont conçu le premier prototype d'un appareil qui serait capable d'extraire de l'eau potable de l'air du désert, en utilisant du matériel poreux et de la matière pour enlever le calcin, écrit la revue Nature Communications.<p>
En effet, il y a un an, le physicien Evelyn Wong et ses collègues ont présenté au public cet appareil qui sort de l'ordinaire pour sa capacité à extraire de l'eau de l'air en utilisant la chaleur et la lumière du soleil et en l'accumulant à l'intérieur du matériel poreux. De tels appareils portent le titre de carcasse métallo-organique et sont, à l'heure actuelle, utilisés pour purifier l'air des vapeurs de différents types de gaz.<p>
Les chercheurs ont alors remarqué que les outils de ce genre, faits de molécules d'une substance permettant d'enlever le calcin et les atomes de zirconium, consomment d'une manière active les vapeurs d'eau, et non l'hydrogène ou l'acide carbonique, comme la science le pensait au départ.<p>
Inspirés par cette idée, les spécialistes du MIT ont créé leur appareil d'extraction d'eau à partir d'air.
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Comme l'indique M. Wong, leur invention s'est attirée les foudres de la part des autres chercheurs, qui la considéraient comme impossible..<p>
«Lorsque nous avons présenté cet équipement il y a un an, et que nos collègues ont exprimé une tonne de doutes par rapport au fonctionnement de cet appareil, nous avons effectué des expériences sur le terrain. Nous avons ainsi vérifié toutes les remises en cause qui avaient été exprimées ces derniers mois», a-t-il ainsi expliqué.<p>
Pour prouver leur hypothèse, les physiciens ont alors fabriqué cet appareil, qu'ils ont installé sur le toit de l'Université d'État de l'Arizona à Tempe, où un niveau d'humidité équivalent à celui du désert, soit de 10 à 20%, avait été observé. En une journée, cet appareil a produit environ 250 grammes d'eau pour un kilogramme de sable.<p>
Des modifications qui concerneront notamment la structure du sable permettront d'augmenter l'efficacité de l'appareil de 30 à 40%, affirme M. Wong.<p>
Il est par ailleurs indiqué que l'eau produite par cet appareil ne contenait pas d'ions de zirconium, de molécules de calcin ou d'autres impuretés, ce qui la rendait totalement potable.<p>
Les scientifiques espèrent que leur invention permettra de résoudre le problème de l'approvisionnement en eau potable de la population sur la planète bleue dans les années à venir.
<p> source de l'article:

samedi 23 septembre 2017

Ibrahima Tounkara a électrifié seul tout un village au pays ..Bambara !

Au départ, tout le monde l'a pris pour un fou. Mais, à force de courage, d'imagination et de persévérance, ce prof de mathématiques a réussi l'impossible.

Alors que son village natal n’avait jamais été relié au moindre réseau électrique, Ibrahima Tounkara, simple professeur de mathématiques, a donné naissance à une véritable petite révolution. Consacrant ses économies, son temps et son imagination à un projet fou, il a construit une mini centrale hydroélectrique et apporté la lumière non-stop à près de 90 foyers ! Retour sur un exploit qui doit tout à la volonté d’un homme.. et à la puissance de l’énergie renouvelable.

Pour électrifier son village de Bolodou, en Guinée, Ibrahima Tounkara avait tout d’abord pensé au solaire. Il avait alors appris à installer des panneaux et avait même installé une petite cabine capable de recharger les portables. C’était déjà beaucoup, mais, manifestement ça ne lui suffisait pas. Il voyait plus grand. Beaucoup plus grand même.

Ibrahima Tounkara dans les colonnes de France 24 :

« Dans le village, on m’a d’abord pris pour un fou lorsque j’ai expliqué que je voulais construire un barrage hydroélectrique (…) En mars 2016, j’ai acheté un smartphone pour avoir accès à Internet et je me suis renseigné sur le fonctionnement des barrages. J’ai fini mes recherches en décembre 2016 et j’ai entamé les travaux de construction. Grâce à des schémas et des vidéos, j’ai fabriqué une petite turbine reliée par une poulie à une dynamo qui transforme l’énergie mécanique en électricité. »

Ne restait plus qu’à construire un petit barrage capable de canaliser l’eau et de la conduire vers cette turbine tout en régulant le débit. Pour y parvenir, il a juste fait appel à un maçon local, et le tour était joué : ça marche !

Au total, Ibrahima Tounkara a dépensé 4 650€ pour voir son rêve aboutir. Mais, depuis le mois de mai, grâce à lui, c’est tout un village qui a accès à la lumière et à toutes les autres possibilités offertes par l’électricité.

Pour les habitants, le changement est total. Avant que ce mini-barrage électrique ne soit mis en service, ils n’avaient que des lampes à pile pour s’éclaire. C’était bien sûr insuffisant et, surtout, très cher.

Désormais, contre l’équivalent de 19 centimes par semaine, chaque foyer a accès à une électricité qui, en plus, a le mérite d’être illimitée et propre.

« Cet argent me permet de rémunérer un jeune que j’ai formé à l’entretien du barrage. »

Ne reste plus qu’à reproduire ce petit miracle dans les localités voisines. Ibrahima Tounkara a déjà été contacté par d’autres villages. Sa mission, visiblement, ne fait que commencer !

Un magnifique exemple de détermination, mais aussi une belle démonstration de ce que l’énergie renouvelable peut offrir au monde…

sources positivr

jeudi 13 juillet 2017

New...Rocket Stove adapté au Barbecue !

Pour lire l’article complet : http://www.permaculturedesign.fr/barb...

Découvrez notre bureau d’études, notre blog et nos formations sur la permaculture sur www.permaculturedesign.fr

c'est rigolo et écolo de faire ses smoothies ....à vélo !

VIA Zero Waste Scotland

Zero Waste Scotland a retweeté Changeworks‏ @ChangeworksUK 16 juin Plus Come make a free smoothie on our smoothie bike @PoFFest! Sun 18 June, Star Bank Park, 2pm-5pm http://bit.ly/2tkMdXN @ZeroWasteScot

bikenblend.com.au

jeudi 29 juin 2017

Que c'est heureux, du lait périmé pour faire du tissu soyeux !

Shakespeare parlait du « lait de la tendresse humaine ». Et c'est bien une certaine tendresse – ainsi qu'une insatiable curiosité – qui a conduit une jeune Allemande, microbiologiste et styliste, à créer un tissu à base de lait, proche de la soie, qu'un parent malade puisse porter.

Ce faisant, la découverte d'Anke Domaske a peut-être engendré une gigantesque éco-opportunité pour les éleveurs comme pour les industriels du textile, partout dans le monde.

En 2009, alors qu'elle avait 26 ans, son beau-père apprend qu'il est atteint d'une leucémie. « En raison de son système immunitaire très faible, il ne trouvait rien à porter car sa peau réagissait à toutes les matières », explique Anke Domaske depuis son usine de Hanovre, en Allemagne. La plupart des tissus contiennent en effet des produits chimiques, résidus de la culture et du traitement des fibres textiles. La production de coton, par exemple, représente 35 % de l'utilisation mondiale d'insecticides et de pesticides, selon WWF.

Anke Domaske et un petit groupe d'amis, qui la rejoindront ensuite au sein de Qmilk, vont alors dans un supermarché acheter pour 200 dollars de lait et d'ustensiles de cuisine, dont un gros thermomètre à confiture. Et les expériences débutent, avec pour point de départ une technique des années 1930 pour créer des fibres en caséine, la protéine du lait. « Au final, nous avons testé plus de 3 000 recettes », dit-elle. Obtenir un tissu qui ne se dissolve pas dans l'eau a pris neuf mois.

« Il fallait que ça marche »

Les critiques ont fusé, se souvient Anke Domaske : « On nous a dit d'utiliser des produits chimiques pour y arriver plus vite et éviter les problèmes. Mais j'étais obstinée, j'ai dit non. Il fallait que ça marche avec des produits naturels uniquement. » Son processus, en cours de brevetage, est simple dans les grandes lignes : prenez du lait, laissez-le tourner, séchez-le pour obtenir une poudre de protéine comme celle utilisée par les athlètes, mélangez-la à de l'eau et à d'autres ingrédients naturels, faites subir au tout un processus d'extrusion pour dégager une substance duveteuse comme une boule de coton, puis filez-la. Anke Domaske n'utilise que du lait périmé et précise qu'il ne lui faut que deux litres d'eau pour créer un kilo de tissu, qui se vendra 27 dollars environ.

En raison des normes sanitaires, les éleveurs allemands jettent près de 2 millions de tonnes de lait par an – de quoi remplir 770 piscines olympiques.

Qmilk en utilise une partie : l'entreprise achète chaque année 1 000 tonnes de lait mis au rebut, au prix de 4 centimes d'euro le litre. Elle travaille étroitement avec 20 fermiers en Allemagne, et Anke Domaske a d'ambitieux plans d'expansion. Un des éleveurs, Bernd Pils, possède 120 vaches laitières dans sa ferme, à 160 kilomètres d'Hanovre. Il explique qu'il ne peut vendre le lait des vaches qui nourrissent leurs veaux ou qui sont soignées avec des médicaments. Maintenant, il peut l'écouler auprès de Qmilk.

« Je trouve cela fantastique, dit-il, car une part du lait est toujours impropre à la consommation humaine. C'est bien pour le développement durable. » Anke Domaske ne divulgue pas de résultats financiers mais dit avoir reçu plus d'un millier d'expressions d'intérêt pour la fibre Qmilk depuis le lancement officiel de l'entreprise, en 2011, avec 10 employés et un investissement initial de 6 millions de dollars. La ligne de production fonctionne maintenant en deux-huit. Au centre, une extrudeuse de 11 mètres tire de longs fils, comme une machine à spaghettis. Anke Domaske aime fourrer un fil dans sa bouche pour montrer aux visiteurs l'innocuité de la matière. Le tissu, soyeux au toucher, est efficace contre les bactéries, biodégradable, lavable à la machine. Il réchauffe l'hiver et garde au frais l'été.

Depuis plusieurs années maintenant, Anke Domaske vend des vêtements qu'elle a dessinés elle-même, ainsi que des rouleaux de tissu destinés aux stylistes. À terme, elle veut en vendre également aux constructeurs automobiles, aux fabricants de meubles et aux hôpitaux.

Papier toilette haut de gamme

Le produit conçu par l'un de ses clients ne figurera jamais dans un défilé de mode ou une berline de luxe : Carezze di Latte est du papier toilette haut de gamme, commercialisé en Italie depuis décembre au prix de trois ou quatre dollars pour quatre rouleaux. Il est fabriqué par un papetier italien, Lucart, fier d'être écologiste. « Dans l'industrie des fibres, il y a comme un new deal à la recherche de fibres recyclées », déclare Stefano Staffieri, directeur général de Lucart. Les chercheurs de l'entreprise voulaient améliorer son produit phare. C'est alors que leur chemin a croisé celui d'une marque italienne de vêtements qui utilisait les tissus Qmilk. Selon un procédé lui aussi en cours de brevetage, Lucart intègre des fibres de lait à du papier toilette normal. « Ce papier est le plus doux que l'on puisse trouver sur le marché, affirme Stefano Staffieri. Ce produit est unique, il n'a pas d'équivalent. Les consommateurs se montrent très enthousiastes. »

Limiter le gaspillage alimentaire

Anke Domaske et Stefano Staffieri soulignent tous deux que le lait n'est pas le seul aliment qui puisse être transformé en tissu. Des recherches portent sur les fibres d'orange et de banane, afin de limiter le gaspillage alimentaire. La possibilité d'utiliser les excédents de lait n'est pas non plus limitée à l'Allemagne ou aux pays occidentaux. Anke Domaske observe qu'en Inde, où la chaîne du froid n'est pas toujours impeccable, il n'est pas rare que le lait tourne. « D'énormes quantités de lait sont gaspillées dans le monde », dit-elle. Mais, si tout se passe comme elle le veut, des millions de personnes pourraient s'en vêtir un jour.

source de l'article l'orient le jour Liban

jeudi 22 juin 2017

Comment faire un climatiseur maison – Avec des bouteilles en plastique

via le site les Moutons enragers avec un billet fort utile avec le climat chaud actuel

Théâtre en plein air à Béjaïa par le bénévolat citoyen

A Béjaïa, des bénévoles construisent un théâtre en plein air

Des habitants du village Aït Aissa de la commune Aokas dans la wilaya de Béjaïa ont construit par leurs propres ressources un théâtre de verdure. Après des mois de travaux, la scène a été inaugurée vendredi 16 juin et les Bougiotes ont déjà pleinement apprécié les premières soirées.

Le projet a été lancé par l'association "Tadukil" basée au village Aït Aissa. Depuis plusieurs mois, des volontaires se réunissent dans la localité Bouteghwa, jadis une aire de jeu aménagée au profit des enfants pour mettre la main "à la pâte" et participer aux travaux de réalisation de ce théâtre en plein air.

Sur sa page Facebook, Tadukil partageait régulièrement des images montrant les habitants du village, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, en train de couler du béton, aménager les alentours, nettoyer les gradins, installer l'électricité ou procéder à la maçonnerie et au ferraillage.

Selon la même source, le théâtre, réalisé dans un style antique, a une capacité de 700 places.

Tadukil invitait ainsi samedi 10 juin dernier ses habitants à l'inauguration du théâtre de verdure de Bouteghwa, finalement retardée à vendredi 16 juin. Cette nouvelle structure a déjà abrité trois soirées avec une pièce théâtrale et un one man show, drainant une foule nombreuse comme en témoignent les photos partagées sur les réseaux sociaux.

Une initiative citoyenne largement saluée, par les habitants du village et de Aokas d'abord, par d'autres Algériens ensuite, sur la toile notamment.

Source: HuffPost Algérie

mardi 25 avril 2017

Un ver mangeur de plastique pour dépolluer les océans ?

Une bactérie mangeuse de plastique, la solution pour dépolluer les océans ?

Des chercheurs japonais ont découvert une bactérie vorace capable de dégrader des polyesters. Mais les applications potentielles restent encore incertaines.

c'est un fléau qui pollue les sols, les rivières, les océans. Et contre lequel la nature a commencé à se battre via l'évolution d'une bactérie mangeuse de plastique - la première jamais découverte par la science.

Une équipe de chercheurs japonais décrit dans la revue "Science" une espèce de bactérie pouvant briser les liaisons moléculaires d'un des plastiques les plus utilisés dans le monde - le polyéthylène téréphtalate, également connu sous le nom de PET ou polyester, rapporte le "Guardian".

L'équipe de recherche japonaise a passé au crible des centaines d'échantillons de pollution au PET avant de trouver une colonie d'organismes qui utilisent la matière plastique en tant que source d'énergie et de carbone.

Une évolution biologique face à la pollution humaine

Des tests plus poussés ont permis de montrer que ces bactéries ont presque complètement dégradé du plastique de basse qualité en six semaines. Une espèce particulièrement vorace.

"C'est la première étude rigoureuse - elle semble avoir été faite très soigneusement - que j'ai vue qui montre du plastique hydrolysé [décomposé] par des bactéries", témoigne le Dr Tracy Mincer, chercheur au Woods Hole Oceanographic Institution, interrogé par le "Guardian".

Les molécules qui forment le PET sont liées très fortement, et jusqu'à présent, aucun organisme n'était connu comme étant en mesure de le décomposer.

Un examen génétique a permis de révéler que ces bactéries, baptisées Ideonella sakaiensis 201-F6, ont peut-être évolué pour produire des enzymes spécifiquement capables de décomposer le PET, en réponse à l'accumulation de la matière plastique dans l'environnement au cours des 70 dernières années.

Cette évolution rapide a été possible parce que les microbes disposent d'une extraordinaire capacité d'adaptation à leur environnement.

"Je pense que nous voyons combien la nature peut nous surprendre et au final, la capacité de résilience de la nature elle-même", s'enthousiasme Tracy Mincer.

Les bactéries ont cependant mis plus de temps à ronger le PET hautement cristallisé utilisé dans les bouteilles en plastique. Ce qui signifie que les enzymes auraient besoin d'ajustement avant de servir au recyclage industriel ou la dépollution.

Pulvériser la bactérie sur le plastique océanique ?

Les applications potentielles de cette découverte restent encore floues. L'idée qui vient tout de suite à l'esprit des scientifiques est de l'utiliser comme un agent biologique dans la nature. La bactérie pourrait être ainsi pulvérisée sur les tas de détritus qui flottent à la surface des océans, formant de véritables continents. Cette méthode est notamment employée pour lutter contre les déversements d'hydrocarbures.

Mais le PET est trop dense pour flotter sur l'eau. Ideonella sakaiensis 201-F6 n'est donc pas la meilleure candidate. Les chercheurs espèrent cependant trouver d'autres bactéries ayant évolué pour consommer d'autres types de plastiques, car cette découverte suggère que d'autres agents biologiques ont peut-être déjà évolué génétiquement pour faire ce travail et doivent simplement être trouvés à leur tour.

"Je ne serais pas surpris si des échantillons de matières plastiques océaniques contenaient des microbes qui croissent joyeusement sur cette matière et pourraient être isolés de la même manière", espère Enzo Palombo, professeur de microbiologie à l'université de Swinburne.

Mais Tracy Mincer met en garde contre le relâchement d'additifs toxiques lors de l'hydrolyse de la matière plastique présente dans les océans.

Les bactéries pourraient également être utilisées dans les processus de recyclage industriel.

Un tiers de tous les plastiques utilisés par l'homme se retrouvent dans l'environnement et 8 millions de tonnes finissent dans l'océan chaque année, créant de vastes accumulations de détritus qui étouffent la vie.

Le PET représente près d'un sixième de la production de plastique annuel mondiale - soit 311 millions de tonnes. Même si le PET est l'un des plastiques les plus communément recyclés, le Forum économique mondial rapporte que seule un peu plus de la moitié est recueillie pour le recyclage.

Laura Thouny nouvel obs

mercredi 19 avril 2017

Pesticide ET engrais, ce compost naturel fait des miracles

https://www.facebook.com/FRANCE24.Observateurs/videos/1457522694287524/ https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FFRANCE24.Observateurs%2Fvideos%2F1457522694287524%2F&display=popup&ref=plugin&src=video

billet complet chez les moutons enragers que je salut au passage, merci pour le partage.

jeudi 23 mars 2017

Les eaux usées sont un « nouvel or noir » pas encore utilisées

A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’Unesco et l’ONU-Eau exhortent à « un recours plus systématique à une eau recyclée ».

L’eau que l’on boit, celle qui irrigue les champs ou alimente les usines avant d’être rendue à la nature, il va falloir la considérer autrement. Car partout, elle est un bien sous pression.

La demande explose – elle pourrait augmenter de 50 % d’ici à 2030 –, mais la ressource, elle, se restreint, parfois même terriblement dans certaines régions du monde. Il est donc devenu impensable de continuer à la gaspiller massivement.

A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, l’Unesco – l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture –, et l’ONU-Eau, publient un rapport entièrement consacré aux eaux usées – c’est-à-dire toute eau dont la composition chimique a été altérée lors de son utilisation par les humains –, présentées comme une « ressource inexploitée ». Ne sont-elles pas un « nouvel or noir » ?, s’interrogent ses auteurs. Alors que les changements climatiques imposent « un recours plus systématique à une eau recyclée », cette révolution leur paraît « inéluctable ».

« Dans la Station spatiale internationale, le matin, l’eau est consommée avec du thé, l’après-midi elle devient de l’urine et le lendemain elle sert à se raser… il s’agit de la même eau depuis des années ! », rapporte Richard Connor, rédacteur en chef de ce copieux rapport, pour illustrer les possibles performances des traitements existants.

Mais sur la planète Terre, on en est très loin. Les eaux souillées sont à 80 % rejetées dans l’environnement sans traitement ; à 92 % en moyenne dans les pays à faible revenu et à 30 % dans les plus prospères.

L’oxygène diminue

Dans ces conditions, non seulement elles ne comblent aucun besoin, mais elles ont un effet dévastateur sur l’environnement. Bactéries et pollutions diverses charriées par les fleuves jusque dans les océans affectent la santé humaine, la faune, la flore, la qualité de l’eau douce. Elles ont un impact sur la pêche et la sécurité alimentaire…

Solvants, hydrocarbures de l’industrie, azote, phosphore et potassium issus de l’agriculture intensive accélèrent l’eutrophisation des zones côtières, la dégradation des milieux marins, l’apparition d’algues nuisibles.

L’oxygène diminue, les zones mortes s’étendent sur 245 000 kilomètres carrés. Environ un septième de tous les cours d’eau d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sont déjà contaminés par « une pollution organique grave », en constante augmentation.

L’ONU-Eau note une amélioration du côté des installations d’assainissements domestiques : environ les deux tiers de la population en disposent. Mais la collecte, la vidange, le transport et le traitement des eaux d’égout manquent d’efficacité.

De toute façon, 2,4 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours accès à aucun équipement correct, Ce chiffre-là n’évolue guère. Et plus d’un milliard d’humains défèquent toujours en plein air.

Dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, on a recensé 842 000 morts dues à une eau potable contaminée et à des services sanitaires inadaptés en 2012. Cette année-là, 361 000 enfants de moins de cinq ans – qui sont les premières victimes des maladies hydriques –, auraient pu être sauvés s’ils avaient bénéficié d’installations correctes, ne serait-ce que pour se laver les mains.

Les pathogènes des déjections humaines et animales contaminent « près d’un tiers des rivières en en Amérique latine, en Asie et en Afrique, mettant la vie de millions de personnes en danger », écrivent les rapporteurs.

Explosion démographique

Même si les prélèvements d’eau que les villes opèrent dans les réserves mondiales sont limités (11 % à comparer aux 70 % qui partent pour l’agriculture), leurs rejets ont un impact fort sur l’environnement. L’explosion démographique constitue donc un défi vertigineux, surtout celle des bidonvilles.

La proportion de la population a beau y diminuer (cela concerne tout de même 62 % des urbains en Afrique subsaharienne), elle ne cesse d’augmenter en nombre d’habitants. L’ONU s’inquiète en particulier des conséquences des conflits au Moyen-Orient, où la part des gens entassés dans des logements informels atteint 77 % dans plusieurs pays.

Autre exemple, celui de Lagos, au Nigeria, une ville qui génère 1,5 million de mètres cubes d’eaux usées par jour avec ses 18 millions d’habitants. Le tout sans système d’égouts centralisés. En dehors des fosses septiques, l’essentiel des rejets des ménages de la plus grande ville d’Afrique ruisselle dans des caniveaux ouverts jusqu’à la mer. Et la population pourrait atteindre 23 millions d’individus en 2020.

Jusqu’à présent, les décideurs politiques se sont intéressés à l’approvisionnement bien davantage qu’aux questions d’assainissement. De fait, l’ampleur des investissements qu’il faudrait consentir pour remédier au retard dans ce domaine a de quoi décourager les bonnes volontés.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, 86 % des habitants seront des citadins d’ici à 2050. La collecte par les égouts y progresse, mais le traitement en bout de course ne représente encore que 20 % à 30 % du total. Pour atteindre deux tiers de couverture, il faudrait y consacrer plus de 31 milliards d’euros, plus 32 milliards d’euros pour aménager des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et réduire ainsi la pollution par ruissellement dans les rues.

Stations d’épuration et systèmes de lagunage n’ont pas forcément besoin d’être performants au point de produire de l’eau potable, comme à Singapour, à Windhoek, en Namibie, ou à San Diego, aux Etats-Unis. Une pratique volontariste qui reste marginale.

« Mais un peu de traitement vaut mieux que pas du tout ! assure Rick Connor. On ne pourra pas résoudre le problème global avec des mégasystèmes centralisés comme avait pu en construire l’ex-Union soviétique, dont certains sont devenus obsolètes. Nous voulons dire aux bailleurs de fonds internationaux qu’il existe d’autres solutions, comme des ministations d’épuration aménageables, même en milieu urbain. »

Du phosphore dans les urines

L’ONU-Eau recense à l’intention des investisseurs toutes les perspectives qu’offre l’exploitation des eaux usées. Par exemple, le phosphore, aujourd’hui extrait dans des mines, pourrait être épuisé dans cinquante ou cent ans, alors que l’on pourrait répondre à 22 % de la demande mondiale en recyclant les excréments humains, qui en sont riches.

De même la récupération d’azote et la production de biogaz à partir de boues d’épuration pourraient faire baisser la facture de l’assainissement et créer des emplois.

Mais si les auteurs veulent attirer l’attention sur la réutilisation de l’eau, c’est avant tout parce que ce changement d’état d’esprit pourrait atténuer le manque qui se fait de plus en plus sentir. Le Forum économique mondial a estimé en 2015 que la crise de l’eau constitue « le risque le plus préoccupant de la planète, pour les personnes et les économies, pour les dix prochaines années ».

Les deux tiers de la population mondiale connaissent des pénuries pendant au mois un mois par an, surtout en Inde et en Chine. « Environ 500 millions de personnes vivent dans une région où la consommation d’eau est deux fois supérieure aux ressources hydriques renouvelables », précise Richard Connor. Autrement dit, elles piochent dans des réserves qui ne se rempliront pas à la prochaine saison.

source et suite de l'article

samedi 14 janvier 2017

Frigo naturel par la jeune Marocaine Raowia Lamhar, 23 ans

A 23 ans, elle lance deux modèles de réfrigérateurs naturels issus de technique ancienne.

Le Maroc est l’un des pays du continent africain ou l’électrification rurale est la plus avancée. Mais l’équipement en électroménager reste très inégal. Pour combler ce déficit, Raowia Lamhar 23 an,s jeune ingenieure d’état a créé Fresh it . Un réfrigerateur à base d’argile qui fonctionne sans électricité et qu’elle décline en deux modèles. L’un pour les plus pauvres, l’autre pour les adeptes de méthodes plus écologiques. Une solution pour une meilleure nutrition et la conservation des médicaments.

Emma Stockking de l’Agence Sparknews au micro d’Emmanuel Moreau

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