vendredi 17 janvier 2014

Les sacs plastiques biodégradables bientôt interdits ?

INDUSTRIELS FURIEUX. Les sacs en plastique traditionnel traités pour être "biodégradables" sont-ils vraiment bons pour l'environnement ? Rien ne le prouve, selon un député socialiste qui vient de déposer une proposition de loi pour les interdire, tandis que les industriels furieux, dénoncent une manoeuvre pour les évincer du marché.

"J'espère que cette proposition de loi sera examinée avant juin", déclare à l'AFP Arnaud Leroy, député des Français établis hors de France (5e circonscription), qui l'a déposée la semaine dernière.

Pour M. Leroy, le principe de précaution s'applique. "Il y a un gros débat sur la biodégradabilité de ses sacs. Je demande simplement que soit démontrée l'innocuité de la technique avant la poursuite de mise sur le marché".

Les déchets en plastique polluent terres et océans, où ils s'élèveraient à six millions de tonnes par an, présentant de multiples risques pour la faune, les éco-systèmes et, éventuellement, pour la santé.

Les sacs biodégradables représentent 10% du marché en France

OXO-DÉGRADABLES. Deux nouveaux types de plastique se veulent la solution: les bio-plastiques ou hydro-biodégradables à base d'amidon de maïs ou encore de pomme de terre, et les plastiques oxo-dégradables.

Ce sont ces derniers qui sont visés par la proposition de loi. Ils sont fabriqués à base de polymères traditionnels mais, grâce à des additifs, comme des sels de métaux, le plastique abandonné dans la nature s'oxyde sous l'action de la lumière et/ou de la chaleur puis, assurent ses producteurs, fini par totalement se biodégrader.

Ces plastiques - qui se déclinent essentiellement en sacs et films agricoles - représentent environ 10% du marché aujourd'hui en France, indique à l'AFP Philippe Michon, représentant exclusif en France de la compagnie britannique Symphony environmental, un des principaux fabricants de ces additifs dans le monde.

Un faible surcoût

"Leur intérêt est qu'ils ont un faible surcoût par rapport à un sac plastique traditionnel, 10% à peu près, et le but du jeu est qu'on limite l'influence du plastique abandonné sur l'environnement", explique M. Michon, qui vend ses additifs à une trentaine de fabricants français.

FINES PARTICULES. Une affirmation que conteste le projet de loi. Le texte de ce dernier affirme que "contrairement aux matériaux biodégradables, certifiés par la norme européenne EN 13432 et qui ne laissent à la fin du processus de biodégradation que du CO2, de l’eau et de la matière organique ; les plastiques oxo-fragmentables se désagrègent en fines particules de plastique, le plus souvent du polyéthylène fossile, sans jamais atteindre la déstructuration moléculaire finale qui caractérise la biodégradation".

Ils "n'ont pas fait la preuve de leur absence d'innocuité" et "le principe de précaution doit être appliqué dès lors que les risques sur la santé et l'environnement ne peuvent plus être écartés". 91% du plastique est dégradé en 24 mois

Une étude en 2010 du ministère britannique de l'Environnement concluait que "le sort du plastique oxo-dégradable après s'être fragmenté en fine poudre n'est pas clair. Il est recommandé de mener des études pour déterminer s'il y a dégradation complète et à quelle échéance".

"Si des particules fines persistent après une longue période, il faudra établir leurs effets sur l'environnement", poursuivait l'étude, qui recommandait également de ne pas recycler ces "oxo" au risque de fragiliser les plastiques traditionnels.

ACCUSATIONS. Furieuse, l'Association des plastiques oxo-biodégradables a rejeté ces accusations, mettant en avant d'autres études - dont une de 2011 assurant que 91% du plastique finit biodégradé dans le sol après 24 mois - et dénonce une manoeuvre politique et industrielle.

Cette proposition de loi "relève du lobbying à peine déguisé pour évincer les plastiques oxo-biodégradables du marché français et laisser la place aux bio-plastiques qui ne sont pas aussi compétitifs et ont une utilité limitée", dénoncent les industriels, qui assurent par ailleurs qu'une telle loi contreviendrait au droit européen.

La filière bioplastique, dont les deux plus gros fabricants en France sont Barbier et Sphere, revendique un peu plus de 4.000 emplois sur le sol français.

Pour M. Michon, "depuis plusieurs années, il y a une forte volonté d'essayer de développer les filières de fabrication de films à base végétale, en imposant des taxes sur les sacs plastiques traditionnels". "La demande d'interdiction doit être fondée sur des éléments scientifiques qui tiennent la route or je n'en vois pas", ajoute-t-il.

via nouvel obs

Construction d'une maison en 24h avec un robot

Une imprimante 3D pour construire sa maison en un jour

Un chercheur américain a imaginé une immense imprimante 3D capable de construire des maisons.

Finis les immenses chantiers interminables ! Bientôt vous pourrez construire votre maison en moins d’une journée. Comment ? Grâce à l’imprimante 3D imaginée par le professeur Behrokh Khoshnevis de l’université de Californie du Sud (USA).

Baptisée Countour Crafting, elle sera composée de deux bras de grue et d’un système de traverse abritant la tête d’impression. En un seul passage, la machine pourra construire une ou plusieurs maisons avec éventuellement un design différent pour chacune. Des humains seront tout de même nécessaires pour certaines étapes de fabrication, comme la pose de portes ou l’installation des fenêtres.

Si ce robot voit le jour, c’est l’industrie du bâtiment tout entière qui risque d’être bouleversée. Si elle s’avère potentiellement destructrice d’emplois, cette technologie propose de réduire considérablement les coûts de construction. Une perspective qui permettrait l’accès à la propriété aux ménages à faible revenu par exemple ou encore multiplier la construction de logements sociaux. Elle rendrait aussi possible la réhabilitation rapide de quartiers ravagés par des catastrophes naturelles.

Mais cette recherche va encore plus loin. Contour Crafting souhaite aboutir dans le futur à la construction d’habitats sur d’autres planètes comme Mars ou la Lune. L’objectif est de rendre possible une colonisation humaine avant la fin du siècle.

Leïla Jmouhi Le Soir.be

Compost collectif au coeur de la ville

Comme la majorité des citadins français, Jean-Jacques Fasquel vit dans un immeuble, n’a pas de jardin personnel, ni de lombricomposteur d’appartement et pourtant depuis 2008 il composte. Il y a 5 ans, Jean-Jacques a lancé le premier système de compost collectif en pied d’immeuble à Paris. Depuis, 100 autres immeubles ont suivi le pas et l’engouement de la Mairie de Paris et de ses habitants suggère que la compost’mania ne fait que commencer…

Une CompoStory pas comme une autre

Avant de devenir Maître-composteur, Jean-Jacques travaillait dans le secteur des loisirs et de l’évènementiel jusqu’au jour où il a réalisé que la chemise dans laquelle il empilait tous les articles qu’il lisait au sujet de l’environnement était bien trop pleine. Sa nature rationnelle le pousse alors à remettre ses choix personnels et professionnels en question et à regarder sa vie “avec un nouveau filtre”. C’est à ce moment-là qu’il commence à s’intéresser aux problèmes des déchets et cherche des solutions pour réduire ceux qu’il produit au quotidien. Au gré de ses pérégrinations vers un mode de vie plus vert, Jean-Jacques découvre le système de compostage collectif mis en place en 2006 à Rennes, ville-pionnière dans le domaine. Inspiré par cette initiative citoyenne, il décide d’en “faire un copier-coller” et de proposer un système de compostage collectif au pied de son immeuble parisien.

C’est ainsi qu’en 2007, Jean-Jacques se lance dans la compost’aventure. Après avoir obtenu sans difficultés l’accord de la Mairie, consciente des avantages économiques du compostage (plus on composte, moins la ville a de déchets à collecter), et surpassé les préjugés du bailleur et de certains habitants de l’immeuble sur le compost (non, le compost ça ne sent pas mauvais et ça n’attire pas les rongeurs !), Jean-Jacques met finalement en place 3 bacs de compostage en juin 2008. Au départ, 25 foyers se joignent à lui et nourrissent le compost à leur gré et une fois tous les résidus organiques décomposés ils peuvent l’utiliser pour leurs plantes. 5 ans plus tard, ce sont 75 foyers qui compostent leur déchets organiques et participent aussi à d’autres initiatives vertes au sein de l’immeuble.

Du compostage au jardinage

Satisfait du système de compostage, en 2010 Jean-Jacques propose ensuite la mise en place d’un jardin potager partagé, toujours au pied de l’immeuble. Une quarantaine de foyers se montrent intéressés et cultivent depuis 2m carrés de terrain chacun. Puis viennent s’ajouter 4 ruches et quelques arbres fruitiers : deux pommiers, un cerisier, un pêcher et un figuier. La prochaine étape ? Un poulailler. La dalle est déjà installée, il ne reste plus qu’à faire venir les poules ! Si Jean-Jacques a réussi à initier tout cela ces dernières années, c’est avant tout grâce à la simplicité du système qui permet à chacun de composter, semer et récolter quand il le désire, sans contraintes ni obligations.

Du compostage au tissage de liens

Malgré cette indépendance, certaines étapes nécessitent un véritable travail d’équipe et c’est alors ceux qui le souhaitent qui viennent donner un coup de main. Ces moments-là jouent un véritable rôle dans le tissage de liens sociaux, une notion que Jean-Jacques dit avoir sous-estimée au départ. Les moments de labeur collectif donnent l’occasion d’enchaîner avec des haltes conviviales autour de la cuisine et d’apéros collectifs. Les disco-soupes, me dit-il, ils en faisaient déjà à leur manière bien avant que ça ne devienne un mouvement populaire. De plus, toutes ces activités autour de l’alimentation poussent chacun à réfléchir à ce qu’on mange, et pour Jean-Jacques, l’une des vertus du compost c’est que “c’est une boîte de Pandore qui nous incite à nous poser des questions”.

Une initiative à la portée de tous

Mais alors concrètement comment ça marche ? L’explication de Jean-Jacques reflète indéniablement la simplicité du processus. Voici la recette et les ingrédients qu’il vous faut pour mettre en place un système de compostage collectif au pied de votre immeuble:

1 habitant enthousiaste, prêt à motiver ses voisins et à entamer les démarches administratives

1 espace d’environ 5 mètres carrés de terrain pour y installer 3 bac de 600 litres en contact avec le sol et au minimum à une une dizaine de mètres du premier voisin.

Quelques signatures : celle de la mairie, du bailleur social et de l’association des locataires ou du conseil syndical

Des voisins prêts à collaborer

Des déchets organiques

Facile, non ? Il faut également se souvenir que c’est un bien meuble qui peut s’enlever aussi rapidement qu’il a été installé, rappelle Jean-Jacques. Pour démarrer, certaines communes offrent même les bacs et l’accompagnement initial par un maître composteur, ainsi que la matière sèche qu’il faudra incorporer pour équilibrer le compost. La ville de Paris, séduite par l’initiative de Jean-Jacques offre dorénavant la possibilité aux immeubles intéressés de leur fournir le matériel, l’accompagnement et le broyat. En fin de compte, tout le monde y gagne : cela fait moins de déchets à gérer par la municipalité et du compost à volonté pour cultiver les plantes et le jardin des participants.

Evolution de l’intelligence collective

Pour Jean-Jacques tout cela ne va malgré tout “pas assez vite” mais il reconnait l’évolution de l’intelligence collective qui permet aux gens d’avancer ensemble sur un chemin plus vert et plus solidaire. Selon lui il faut “réinventer l’imaginaire” : ainsi il considère que le compost c’est “glamour et sexy” et qu’il n’y a pas d’ordures, mais de “l’OR-dur”- la nature étant faite sans déchets, il n’y a aucune raison pour qu’on en laisse. Fort de cette prise de conscience, Jean-Jacques consacre maintenant sa carrière à l’environnement et aux formations de compostage. “Ma vie a complètement changé” me confie-t-il et on le sent serein d’être en harmonie avec ses valeurs autant dans sa vie personnelle que professionnelle.

Pour en savoir plus sur les activités de Jean-Jacques et sur le compostage, vous pouvez consulter ses blogs Dévelopement durable et communication et CompoStory.

Natasha Tourabi

VIA

Boire l'urine des vaches pour soigner le diabète - vidéo INDIA

Variante en Afrique du Nord, Sahara ( boire de l'urine du chameau ) mais à vérifier l'information

Comment fabriquer soi-même son gaz naturel et son engrais?

Manuel d’installation d’un biodigesteur téléchargeable en Pdf

Mexique / 08.11.2011 / Amérique du nord

Proposé gratuitement aux familles paysannes les plus modestes, le « Biosac » permet de valoriser le fumier, le lisier, et même les excréments humains. Un simple système de poches en plastique reliées par des tuyaux produit du gaz naturel de façon continue.

Si le principe de méthanisation de la matière organique est connu et déjà employé pour produire du gaz à partir de toutes sortes de résidus, c’est la première fois en revanche qu’une invention permet de l’appliquer facilement à petite échelle, pour un investissement dérisoire.

Pratique, bon marché et surtout écologique, le biodigesteur de Camilo Pagés est un dispositif capable de « digérer » la matière organique pour produire du gaz naturel grâce à des bactéries anaérobies (qui se développent dans des milieux privés d’oxygène).

Ce jeune chercheur mexicain a eu l’idée d’utiliser une poche en plastique allongée de plusieurs mètres de long fonctionnant comme un tunnel. Les déchets sont introduits à une extrémité et parcourent lentement le sac pour se transformer en engrais, tout en libérant du biogaz.

Celui-ci est récupéré grâce à un tuyau, pour être stocké dans une autre poche placée en hauteur qui servira par exemple à alimenter une cuisinière, un radiateur, ou encore un groupe électrogène. Avant d’être brûlé, le gaz passe à travers un filtre qui le débarrasse du sulfure d’hydrogène qui peut se former lors des réactions de méthanisation.

Différentes tailles selon les besoins

Baptisé « Biosac » (biobolsa en espagnol), ce système permet à des petits éleveurs de disposer d’une source d’énergie gratuite, tout en contribuant à diminuer les émissions atmosphériques de méthane, un gaz à effet de serre plus puissant encore que le dioxyde de carbone (CO2). L’autre objectif de cette initiative est de limiter la déforestation en milieu rural, puisque de nombreuses familles utilisent le bois pour se chauffer et cuisiner, en s’approvisionnant directement dans les forêts qui les entourent.

Le « Biosac » est prévu pour s’adapter à différentes configurations en fonction de la taille de l’exploitation agricole et peut contenir entre 3 et 12 m³ de fumier. De conception simple et robuste, il s’installe en 30 minutes seulement et peut fonctionner en continu pendant 20 ans. Les foyers les plus modestes peuvent demander une subvention auprès de la Commission nationale pour le développement des peuples indigènes (CDI), qui commencera par financer 165 familles.

Pour fonctionner correctement, le « Biosac » doit être alimenté quotidiennement avec 19 litres de fumier mélangés à de l’eau. Le temps de rétention de la matière organique est fonction de la température ambiante et oscille entre 30 et 70 jours. À l’autre extrémité du dispositif, le « Biosac » produit de manière continue de l’engrais liquide, riche en azote et en phosphore, prêt à être utilisé pour fertiliser les cultures.

Des schémas et des explications détaillés concernant le mode de fonctionnement de ce système sont disponibles sur le site officiel du projet.

VIA

VU SUR

dimanche 12 janvier 2014

les mauvaises herbes envahissent les champs d'OGM ( usa )

Après les mauvaises herbes, les «super mauvaises herbes». Les agriculteurs américains font face à la prolifération de ces végétaux devenus résistants aux herbicides. La faute aux organismes génétiquement modifiés (OGM) selon certains militants et chercheurs, ce que contestent les semenciers. Si ce phénomène de prolifération d'herbes ultra-résistantes, appelées «superweeds», est reconnu par tous, les points de vues s'opposent sur son origine.

Selon une étude publiée en septembre dans le magazine Science, «les États-Unis se dirigent vers une crise» car «dans certaines régions du pays les mauvaises herbes résistantes à l'herbicide le plus populaire au monde, le glyphosate, poussent maintenant dans la grande majorité des champs de soja, coton, et maïs». Ces cultures sont à 90% à base de graines OGM aux États-Unis.

Dans sa dernière étude sur le sujet publiée il y a près d'un an, le cabinet d'étude Stratus concluait que la moitié des agriculteurs déclaraient avoir trouvé des «mauvaises herbes résistant au glyphosate dans leur exploitation», soit un bond de 34% sur un an.

Un problème plus ancien ?

Le glyphosate est le nom chimique du désherbant le plus utilisé aux États-Unis, créé par le groupe américain Monsanto dans les années 1970 et aujourd'hui commercialisé sous le nom de Roundup chez lui, Durango chez son concurrent Dow Chemical. Il est réputé traiter les mauvaises herbes tout en préservant maïs, blé ou soja de type OGM. Mais l'industrie des semences transgénique refuse toute responsabilité dans ce phénomène.

Un porte-parole de Monsanto, groupe qui a lancé les premières semences génétiquement modifiées pour tolérer le glyphosate en 1996, fait valoir que «les herbes résistantes aux désherbants datent de bien avant les OGM».

«C'est un phénomène qui date de plusieurs décennies, et qui est apparu après le développement des herbicides. Il survient avec tous les systèmes d'herbicides. Les plantes effectuent une sélection naturelle pour devenir plus résistante au fur et à mesure du temps», a confirmé un porte-parole de l'USDA, le département de l'Agriculture américain, interrogé par l'AFP.

Un surdosage d'herbicides

Bill Freese, du Center for Food Safety, une ONG anti-OGM, souligne toutefois que, si «le problème de la résistance précédait le lancement des graines transgéniques, il s'est fortement accéléré» avec leur utilisation.

Un avis partagé par des scientifiques comme Margaret Smith, de l'université de Cornell (Etat de New York, est des Etats-Unis), ou Charles Benbrook, du Centre pour les ressources naturelles et renouvelables de l'Université de Washington State. Selon eux, «des doses plus lourdes d'herbicides utilisées dans les champs depuis» le lancement de graines tolérant les herbicides «ont provoqué la résistance de mauvaises herbes au glyphosate».

Une étude publiée sur le site de Pioneer, filiale de semences OGM de DuPont, constate aussi que «le glyphosate a été utilisé pendant plus de 20 ans avant le lancement des (OGM) sans aucun problème de résistance» des mauvaises herbes. Le problème est apparu «tout d'abord dans des zones où le glyphosate avait été appliqué de multiples fois par saison pendant plusieurs années», ajoute le document.

Cercle vicieux

L'USDA souligne, ce que confirment les chercheurs, que ce ne sont pas les OGM en eux-mêmes qui sont à l'origine des «super mauvaises herbes» mais «les tactiques choisies par les agriculteurs» qui ont massivement adopté le système OGM + glyphosate commercialisé par Monsanto et ses concurrents.

«Les agriculteurs se sont trop reposés sur les herbicides au glyphosate en association avec les OGM», note une étude co-écrite par David Mortensen et publiée par la revue BioSciences il y a deux ans. Un porte-parole du géant agrochimique Dow va dans le même sens et parle d'une «sur-utilisation du glyphosate parce que les cultivateurs ne voyaient pas de meilleure alternative».

Charles Benbrook décrit un véritable cercle vicieux, les «superweeds» incitant les agriculteurs à augmenter les applications de désherbants «de l'ordre de 25% par an». «Beaucoup d'experts aux États-Unis anticipent que l'autorisation de mise sur le marché de graines tolérantes à de multiples herbicides va entraîner une hausse d'au moins 50% des applications» de désherbants, ajoute-t-il.

L'USDA a ainsi annoncé vendredi 10 janvier 2014 qu'il allait étudier, à la demande de Dow, la mise sur le marché d'OGM conçus pour tolérer plusieurs désherbants à la fois, dont le 2,4-D, contesté car plusieurs études scientifiques lui attribuent notamment un effet cancérigène ou des cas de maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative mortelle. La revue Science notait dans l'étude publiée en septembre 2013 la «prolifération d'herbes résistantes à de multiples herbicides».

LeParisien.fr

vu sur le blog les moutons enrages

samedi 11 janvier 2014

on brûle les détritus sur place !

Quelque 400 points noirs ont été recensés dans la capitale.

Les ordures ménagères s’accumulent ces derniers jours dans les quartiers. Solution toute trouvée des autorités locales et de l’EPIC Netcom : brûler sur place ces amas de détritus. Dans la soirée de mardi à mercredi, le feu a été mis dans les bacs à ordures des cités Côte rouge à El Maqaria. Les agents de Netcom, dont la «niche» était adossée au parc de l’entreprise, ont choisi la solution de facilité, qui consiste à brûler ces ordures, ce qui n’est toutefois pas sans conséquences sur la santé des résidants de ces cités populaires : l’odeur empestait toute cette partie du quartier du Caroubier.

Le lendemain, les habitants qui ont pris attache avec la rédaction ont déclaré que le problème n’a pas été réglé pour autant. «Les sachets qui n’ont pas été ramassés depuis près d’une semaine étaient toujours encore là le lendemain de l’opération. Pire encore, les quatre ou six bacs à ordures en plastique se sont dégradés, et donc les habitants des cités n’ont plus où jeter les détritus. Au lieu de renforcer les rotations et assurer un ramassage régulier des déchets, les services de Netcom qui, il faut le dire, sont dépassés par l’ampleur des opérations, brûlent sur place les ordures», s’indigne un résidant de la cité APC-CNEP, dont la fenêtre donne sur la niche aménagée à la sortie de la Côte rouge, non loin de la rue Tripoli.

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